Marie, Mère du Christ et Mère de l'Eglise

Marie, Mère du Christ et Mère de l'Eglise

Marie, Mère du Christ et Mère de l'Eglise

Marie, Mère du Christ et Mère de l’Eglise.

Chaque année, au 1er janvier, la liturgie fête la solennité de Marie Mère de Dieu. Cette grande fête est la plus ancienne des fêtes mariales. Elle est reliée au Concile d’Ephèse (431) qui rappelle que le Christ est vraiment Dieu et vraiment homme. L’expression pose beaucoup de questions philosophiques et théologiques. Mais pour insister que le Christ, homme, est pourtant vraiment Dieu même si cela semble opposé, le Concile va avoir cette affirmation concrète : la Vierge Marie est Mère de Dieu. Pas simplement la mère d’un homme nommé Jésus, mais la mère de cet homme, Jésus qui est pleinement Dieu. Frère Philippe Jaillot, producteur (extrait)

Depuis la signature du décret le 11 février 2018, à l’occasion du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, une nouvelle fête mariale a été instituée suite à la volonté du pape François. Chaque année au lundi de Pentecôte, toute l’Eglise de rite romain fêtera la mémoire de « la bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église ».

La sainte

Marie, mère de Dieu
Les Églises catholique et orthodoxe accordent à Marie une place essentielle. Elles l’appellent Marie de Nazareth, Sainte Vierge, Vierge Marie, Notre Dame ou Mère de Dieu. Marie est la mère de Jésus de Nazareth, le Fils de Dieu, et à ce titre, elle mérite un culte particulier. Mais l’adoration est réservée à Dieu seul. En fait, nous adorons Dieu et nous vénérons la Sainte Vierge, mère de Dieu.

Marie et l'Eglise

Marie, mère de l’Église
Dans le livre des Actes des apôtres, Luc montre Marie qui prend part avec les disciples à la prière du cénacle, avant la Pentecôte (Ac 1, 14). Elle est donc présente à la naissance de l’Eglise. Jean, encadre son récit de la vie publique de Jésus de deux scènes avec la Vierge Marie, par lesquelles il donne à celle-ci le rôle d’introduire son fils. A Cana (Jn 2, 1-12), Marie dira cette phrase : « Faites tout ce qu’il vous dira », appelant à la confiance qui la caractérise tout particulièrement si l’on s’en réfère à Luc (Annonciation).

La femme

Qui était Marie ?
Dans l’Évangile, ce qui est dit de Marie se trouve dans les « évangiles de l’enfance » de Luc. Or Matthieu se centre surtout sur Joseph (Mt 1, 18-25) et Marc n’évoque pas d’évangile de l’enfance. Il mentionne simplement deux fois la mère de Jésus : Mc 3, 31-35 pour faire éclater le cercle de solidarité au-delà de la famille ; Mc 6, 3 où il parle de Jésus comme fils de Marie, pour signifier que l’on se demande comment Jésus a une telle sagesse alors qu’il est le fils d’une femme du pays. C’est Luc qui mettra Marie en pleine lumière. Il lui donne le premier rôle à l’origine de l’Évangile (la Bonne nouvelle !). Il nous donne à découvrir qu’elle a une belle personnalité et qu’elle reçoit une mission importante, et cela, au travers de plusieurs récits : Annonciation, Visitation, Nativité, recouvrement de Jésus au temple.

La mère

Marie, mère des hommes
C’est au calvaire que Jésus définira avec autorité le rôle de Marie comme mère de ses disciples, ce à partir de quoi la tradition entend qu’elle est mère des hommes. “Marie tient une place singulière dans l’Église catholique. Elle est, pour des millions de croyants, une figure féminine perçue comme plus proche, plus douce et consolatrice que celle de Dieu. Marie est celle qui protège, guide, apaise….” (croire.com)