En Quête de Sens

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En quête de sens réalise un rêve d’enfant de Marc : explorer le monde, car « Rien n’arrive si on ne sait pas rêver » dit l’un des protagonistes du film. Les films de Nathanaël, son ami d’enfance, et la crise financière de 2008 qui a révélé que la cupidité de quelques-uns compromettait l’avenir de tous, ont été le déclencheur. Marc décide de quitter son confort, son métier à New York pour chercher des réponses à ses questions auprès de femmes et d’hommes pour qui le changement c’est maintenant.
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Première destination l’Inde. Là, des personnalités incarnent l’esprit de Mahtma Gandhi : « La terre peut subvenir aux besoins de tous, mais pas à l’avidité d’un seul. » Marc découvre auprès de Vandana Shiva, lauréate du Prix Nobel Alternatif et de Satish Kumar, fondateur de l’université Schumacher, une toute autre façon d’appréhender l’économie dans le contexte de la mondialisation et de la crise écologique qui mettent en péril la survie de l’homme sur terre. Une autre vision de l’homme également qui, de consommateur, peut devenir créateur-producteur, qui peut trouver le bonheur dans le contentement de savoir qu’il a assez.
En France, Pierre Rahbi appelle cela la « civilisation de la modération ». En Ardèche, ce paysan philosophe a transformé une terre rocailleuse en oasis grâce à l’agroécologie. Il dénonce l’imposture de la modernité qui a démoli l’homme et pillé la planète sous prétexte de progrès. Pour Frédéric Lenoir, après la séparation de l’homme d’avec la nature qu’il a voulu dominer, il y a un désir de retrouver une harmonie avec son corps et la nature.
Pour approfondir cette idée de séparation du corps et de l’esprit, Marc part au Mexique. « La terre n’appartient pas eux hommes, c’est nous qui appartenons à la terre. » - Chef Seattle. Dans les Chiapas, un homme de médecine aztèque révèle à Marc que se sont nos pensées qui créent notre réalité et que donc nous sommes le point de départ du changement. Auprès d’un gardien de la tradition Lacandin, il apprend que l’homme se sent séparé quand il perd conscience qu’il fait partie intégrante de tout le cosmos.
La quête de Marc s’oriente alors vers la connaissance de soi. Au Guatemala, au bord du lac Avitlasu, un professeur de yoga mystique lui fait entrapercevoir l’aspect invisible des choses. L’homme peut y accéder par différentes pratiques par lesquelles il peut se relier à sa part intime de divin qui est en lui.
Pour un esprit cartésien, ces sagesses anciennes ont besoin d’être confrontées à la compréhension scientifique du monde. « La science pourra peut-être expliquer le monde, mais elle ne pourra pas lui donner sa signification. » - Michel Quoist. A San Francisco, Marc rencontre Trinh Xuan Thuan, astrophysicien. Pour lui, l’homme est interdépendant des étoiles et du cosmos et la science du 20ème siècle nous a appris que nous sommes tous connectés les uns aux autres. Cassandra Vietnen, docteur en psychologie clinique, étudie la conscience humaine. Prendre conscience de sa limitation engendre le changement. Docteur en biologie moléculaire, Bruce Lipton évoque le changement de civilisation en cours, réparable par le fait que les réponses à trois questions existentielles sont en train de changer à savoir : Comment est-on arrivé là ? Pourquoi est-on là ? Comment réussir sa vie ?
Ainsi, les activistes, les chamanes et les scientifiques s’accordent pour annoncer l’arrivée d’une nouvelle civilisation, consciente de son interdépendance et plus en phase avec la vie. C’est au cœur de Los Angeles que Marc a découvert cette nouvelle histoire. La famille Dervaes produit plus de 3 tonnes de fruits et de légumes bio dans un jardin de 400 m2. « Nous sommes ici pour prendre soin de la planète comme de notre maison. Nous en sommes les gardiens, juste des locataires. » dit Jules Dervaes.
De retour en France, fort de ces rencontres avec des citoyens aspirant à un nouveau monde, Marc est persuadé que le changement est en marche. Mais la réalité le fait douter. A Paris, Hervé Kempf, journaliste et écrivain, s’interroge. Est-ce qu’on parviendra à un post-capitalisme écologique et juste ? ou bien verra-t-on un post-capitalisme crispé où l’oligarchie se cristallisera sur une dérive de plus en plus autoritaire qui se résoudra dans la violence ? Il dénonce le fait que les médias ne parlent pas des enjeux de la destruction écologique et de l’inégale répartition des richesses. Ils relaient plutôt, dit-il, des messages sur l’absence d’alternative au néo-libéralisme, sur notre impuissance à changer le monde qui va mal et sur le pouvoir de la croissance et de la technologie à résoudre tous les problèmes.
Qu’est-ce qui bloque le changement ? Pour Pierre Rabhi, « il y a de l’avenir dans la civilisation de la modération. Mais elle ne se fera jamais si on ne renonce pas à l’idéologie qui a déterminé le vieux monde. »
Marianne Sébastien, fondatrice de « Voix libres », a expérimenté le développement personnel intégré à l’entreprenariat auprès des populations défavorisées de Bolivie. Une approche qui a permis de jeter les bases d’une société non-violente où tout part des pauvres.
Comme elle, Vandana Shiva pense que nous avons besoin de témoins qui montrent que tout est possible tout de suite. « Le vrai challenge, dit-elle, c’est de croire que nous, citoyens ordinaires, pouvons commencer le changement. »
Enrichi intérieurement par son exploration du monde, Marc s’interroge sur son avenir professionnel : comment trouver un travail qui ait du sens ? Satish Kumar lui partage la réponse qu’il fait à ses étudiants à qui il conseille de créer leur propre emploi et de faire confiance.
En s’échappant de New York pour faire ce film, Marc voulait changer le monde mais finalement, c’est le monde qui l’a changé. Pour faire un monde meilleur, il faudra changer de vision et pour que cela advienne, nous sommes tous appelés à évoluer, la véritable révolution étant intérieure.

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